La formation est un élément incontournable de la culture de sûreté ; elle se situe au carrefour des critères de recrutement, d'évolution professionnelle, de performance collective de l'entreprise, d'évaluation des compétences, d'attribution budgétaire et, dans certaines circonstances, du contrôle administratif des Pouvoirs Publics.
Plusieurs secteurs d'activité sont particulièrement concernés par le retour d'expérience en matière de formation et, notamment par les différentes modalités de celle-ci (qui revêtent un caractère plus ou moins reconnu et identifié), par leur évaluation et leur contrôle.
Comment les formations sont-elles choisies, existe-t-il une différence entre les formations qui répondent à un besoin et celles qui sont perçues comme un "droit" ; comment faire alors que les connaissances proviennent de l'expérience ; quelles formations sont suivies dans le cadre de la promotion interne, quel "marketing" pour les formations ? Ce sont des médecins, des formateurs, les Pouvoirs Publics, des industriels, dans des secteurs aussi différents que l'énergie, les transports (ferroviaires, routiers, aériens), la chimie ou la sidérurgie qui se posent ces questions.
Si les questions sont banales en apparence, l'expérience montre que la réponse à ces questions reste sectorielle "chacun chez soi et pour soi". L'IEC propose une approche transversale pour répondre différemment à ces questions : une attention particulière sera portée aux approches qui permettent d'interroger la co-efficacité des sciences dites de l'ingénieur" et des sciences humaines.
La formation et le contrôle ne font pas seulement partie des "facteurs humains" mais constituent un des catalyseurs majeurs des enjeux économiques et sociaux d'une entreprise.
Angela MINZONI-DEROCHE