UN RISQUE A BIEN GERER
Sous ce thème se déroule une évolution majeure en cette fin de millénaire.
Jusqu'à présent, un seul opérateur avait la charge de relier un abonné à un réseau et de lui permettre de communiquer avec un autre abonné.

La libération des télécommunications fait apparaître une nouvelle dimension :
- L'opérateur historique conserve le raccordement et le transfert des communications au niveau local (par une sorte de prime à l'ancienneté qui devrait disparaître à terme) mais l'abonné à la possibilité de confier sa communication à une autre entreprise pour les transferts sortant de la zone locale.
- Le principe en soit est bon (et l'utilisateur du 07 que je suis peut en témoigner : économique).
- Les nouveaux opérateurs, ne disposant pas d'une infrastructure de transport importante, ont passé des accords avec des sociétés qui avaient des réseaux importants souvent sous-utilisés (par exemple, le réseau de la RATP, celui de la SNCF, ou encore celui des sociétés d'autoroutes). On parle même d'utiliser les réseaux de distribution d'électricité et certaines villes se préparent à offrir les services du câble qu'elles gèrent pour activer le mouvement...
Cette situation peut donc amener une communication
téléphonique à suivre le chemin
décrit par le dessin suivant : Les différents cercles de la chaîne
indiquent le partage des responsabilités dans le
transfert de la communication téléphonique
: - Les cercles, à chaque bout de la chaîne
sont sous la responsabilité de l'opérateur
local - Les cercles intérieurs sont sous la
responsabilité du "routeur" (et de ses sous
traitants). Cette présentation n'a d'autre but que de faire
prendre conscience des risques que votre communication
téléphonique prend dans son long trajet... Au
fait, le schéma est le même pour la
transmission des données... Il deviendra important, pour le transfert des
communications qui présentent une importance pour
l'entreprise (communications de sécurité,
communications de données financières...) de
demander à la société avec laquelle
vous traiterez de préciser les dispositifs de
sécurité (en terme de disponibilité,
intégrité et confidentialité) qu'elle
entend mettre en oeuvre à tous les maillons de la
chaîne... Si l'utilisateur a des exigences de
sécurité importantes, il faut demander
à la société de définir avec
vous une charte selon les Critères Communs (Voir
Lettre des Cindyniques n°23) qui permettra de faire
reconnaître votre installation comme
sûre. Au fait, la signature de l'accord de reconnaissance
mutuelle sur la définition des critères
communs s'est faite le 5 octobre 1998 entre la France, la
Grande Bretagne, l'Allemagne, le Canada et les Etats-Unis
(une quinzaine d'autres pays devraient le signer dans les
semaines à venir...). Cette signature devrait se prolonger par la
publication d'une norme sur la sécurité des
systèmes d'information prévue en avril
1999. Gérard
Bouget

© Institut Européen de Cindyniques - Lettre n° 25 -