LE MANAGEMENT ET SES RISQUES
ET LE MANAGEMENT DES
RISQUES
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Les responsables du secteur spatial américain ont défini de nouvelles orientations dans le management des programmes à travers le slogan : « How to cope with : better, faster, cheaper !... and more risky? », autrement dit « Comment faire face à : meilleur, plus rapide, moins cher !... et plus risqué? ».
Cette recherche d'un compromis entre les objectifs commerciaux de « performance, délai, coût » et l'acceptation a priori d'un risque associé, aussi minime soit-il, peut elle être perçue comme une règle de management tant au niveau de l'entreprise qu'au niveau d'un projet ?
Peut-on considérer que jusqu'à maintenant ce compromis n'était recherché que pour un risque nul ?
Comment actuellement le risque - qu'il soit initial ou résiduel - est-il géré dans les prises de décisions du manager ?
Et, plus globalement, comment, au plus haut niveau d'une entreprise ou d'un projet, le management des risques est-il organisé, conduit et gardé en mémoire?
Pour faciliter les échanges d'informations, d'expériences et de témoignages vécus et enrichir les approches individuelles par les retombées collectives d'autres secteurs et activités, l'Institut Centralien des Technologies et du Management (ICTM) a organisé, en novembre 1998, une journée sur : « Les retombées du retour d'expérience dans le management des risques », qu'ils soient, suivant l'activité, « sécuritaires », économiques, sociaux, financiers, commerciaux, politiques ou médiatiques.
La politique de communication et de gestion des crises a été abordée ainsi que les « succès », les « rétablissements » et les « échecs » de la stratégie de management associée à la stratégie globale de l'entreprise.
Cette journée a rassemblé une soixantaine de participants dont la grande majorité étaient des décideurs tels que chefs d'entreprise, directeurs ou cadres dirigeants de service public ou privé, responsables produit, responsables marketing, chefs de projet... exerçant leur activité dans les domaines les plus variés tels que les transports, le génie civil, le nucléaire, le médical, la chimie, les banques et finances, les assurances, la recherche et la haute technologie.
Devant le succès et l'intérêt manifesté par les participants, l'ICTM a décidé de poursuivre cette expérience en novembre 1999 sur les méthodes et outils mis en oeuvre pour l'amélioration du management des risques d'aide à la décision.
Alain DESROCHES
Expert en sûreté de fonctionnement
à la Direction des lanceurs du CNES
© Institut Européen de Cindyniques - Lettre n° 27 - Mai 1999