20 Years of experience with Dutch QRA in the process industries :

What is the outlook?

 Resumé :Vingt ans d'expérience aux Pays-Bas d'analyse quantitative des risques industriels. Quelles perspectives ?

Les auteurs donnent tout d'abord une brève description des raisons de la mise en place de la méthode quantitative utilisée aux Pays-Bas pour évaluer les risques que les installations de l'industrie chimique font courir aux populations avoisinantes.

Ils en présentent ensuite les outils rassemblés dans un ensemble de trois ouvrages :

•le livre violet (révisé en 1999)qui décrit les scénarios d'accidents retenus,

•le livre jaune (édité en 1997)qui donne les méthodes de calcul des effets produits,

•le livre vert (1990)qui permet de préciser les dommages liés à ces effets.

La mise en œuvre de ces outils utilise le progiciel RISKCURVES (1999)qui permet, entre autres, de produire les isopaques de risque létal individuel (usuellement dans la gamme 10 -4 à 10 -9 par an)et la courbe f, N caractérisant le risque collectif.

Ensuite, les auteurs présentent le contexte réglementaire de la transcription de la directive Seveso II qui se réfère à deux critères d'acceptabilité du risque. La valeur limite retenue pour le risque létal est de 10 -6 par an pour des installations nouvelles et de 10 -5 pour des installations existantes. Le risque sociétal, défini comme la probabilité sur un an qu'un accident fasse N tués, s'exprime par la relation f(fréquence)=10 -3 /N 2 .

L'un des auteurs, industriel, formule ensuite sa critique sur la méthode et de sa fiabilité. Il considère que la méthode est certes pratique pour évaluer les risques, mais reste insuffisante pour préciser les conséquences des dysfonctionnements dont le retour d'expérience et le débat contradictoire permettent d'avoir une meilleure approche.

La pratique actuelle aux Pays-Bas consiste toutefois à utiliser ces méthodes quantitatives dans le cadre de l'application de la nouvelle norme IEC 61508 qui permet, de plus, de choisir le niveau de fiabilité acceptable pour le système intégré de contrôle de la sécurité.

En conclusion, les auteurs retiennent que l'accroissement quantitatif et qualitatif des bases de données et l'amélioration des modèles sont des processus continus mais lents et qu'il est parallèlement nécessaire de disposer de méthodes semi-quantitatives rapides à mettre en œuvre et qu'il est nécessaire de normaliser.

Jean-François Raffoux.

Directeur Scientifique INERIS, Administrateur IEC  

1 Introduction

The many incidents in the 60-ties and 70-ties together with the huge expansion and scale-up of operations of chemical and petrochemical process industry lead to a serious aversion of the Dutch public to further growth of this sector of industry. The general perception that the risks outweighed the benefits posed a serious threat to further growth. The debate however was based on casual rather than systematic information. In an attempt to structure the debate and to sort out facts from opinions the methodology of Risk Analysis was being put forward for application to the assessment of third party risk.

Although the methodology was under development and there still remained many uncertainties and fuzziness in the concepts and figures involved, the department of the environment developed a firm policy regarding third party risk (3PR)or external safety as it is called in the Netherlands. This policy, which included quantitative criteria for risk tolerability, was accepted by parliament in the late eighties. These criteria put a limit to both individual and to societal risk. The policy is meant to be applied to additional involuntary risks to the population at large due to industrial activities. The criteria set were found stringent by the regulated industries.

Many of the practicalities regarding the methodology and the application of the principles of the policy in practice were worked out in the various working groups of the Committee for the Prevention of Disasters, founded by the government in the 60-ties,

 

In this article an overview will be given of the methodology, with special emphasis on the recent improvementsin scenario development and methodology application as laid down in the "Purple Book ". Further the experience in industry will be summarised. The role of this book and the methodology in general in the implementation of the Seveso II directive of the European Union, which is specially aimed at the prevention of major accidents involving dangerous substances and the limitation of their consequences for man and environment, will briefly be treated. Finally it will be described how these methods, although in simplified fashion, are used more and more in practice within chemical companies in performing cost-benefit analysis and decision making in general.

 

A suivre........

 

B.Ale (RIVM,Bilthoven,NL),H.J.Pasman (TNO, Delft, NL),

J.Schaafsma (TNO, Apeldoorn, NL)

R.Vis van Heemst (AKZO Engineering, Arnhem, NL)

 

       

© Institut Européen de Cindyniques -Lettre n° - 31 - Juillet 2000