par le Haut Comité du Centenaire de la Découverte de la Radioactivité
en partenariat avec la Cité des Sciences & de l'Industrie de Paris La Villette et
l'Institut Européen de Cindyniques
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I - Autour des notions de dangers et de risques
II - Des aspects psychologiques du risque aux aspects sociaux (les enquêtes)
III - La négociation et la communication sur les risques
IV - Ateliers Risque et Industrie Chimique
V - Debat public et Evolution de la gestion des risques |
La participation de l'Institut s'est concrétisée dans la préparation, dans le recueil des travaux des divers ateliers qui ont permis de favoriser le dialogue entre 6 secteurs socio-économiques et la société dans son ensemble. L'ensemble des travaux à été résumé ainsi:
Le risque n'est plus seulement une question scientifique, c'est un phénomène social qui requiert de nouvelles formes de débat public
"Notre société aspire à une diminution des risques parce que nous devons protéger notre planète, nos enfants, les générations futures. La meilleure façon de le faire, ce n'est pas de dénoncer les dangers en réclamant le risque zéro - c'est-à-dire la sécurité absolue qui est un leurre et engendre des sociétés figées. C'est au contraire, adopter une attitude responsable et positive : identifier les risques, les reconnaître, en mesurer l'estension et nous interroger sur la manière dont la science peut les résoudre. Le risque est indissociablement lié à l'entreprise humaine et aux progrès technologiques, sanitaires, sociaux. La meilleure manière de se protéger c'est regarder le risque en face et se demander, au sein de colloques tels que celui-là, comment la science peut aider à la minimiser."
C'est ainsi que Claude Allègre, Ministre de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie a ouvert le colloque Risque et Société qui, pendant trois jours à réuni plus de 400 personnalités du monde scientifique, médical et industriel à la cité des Sciences et de l'Industrie, à Paris.
Des sociologues, des médecins et des industriels ont ensuite analysé la place du risque dans la société contemporaine. L'étude des perceptions fait ressortir que la société contemporaine est vécue par le public comme de plus en plus dangereuse et empreinte de risques subis. Maisl'analyse des faits démontre que les risques les plus craints ne sont pas les plus dangereux et que les comportements humains (tabagisme, alcoolisme, accidents de la route), autrement dit les risques voulus, sont à l'origine de beaucoup plus de décès que les risques subis (pollutions, délinquance, etc).
Face au constat que le risque a pris une place croissante dans le débat public, qu'il est devenu une préoccupation prédominante pour cahque individu, mais aussi pour tout décideur économique ou politique, en raison des prolongements juridiques qu'il engendre, une question a été posée : Que faire pour réduire cette différence entre la perception et la réalité? Autrement dit, comment rétablir la confiance perdue entre le citoyen et les experts, les décideurs , les politiques?
Trois pistes d'actions ont été proposées:
Pour conclure le colloque, Bernard Kouchner a déclaré "Le risque est nécessaire à l'individu, le risque est nécessaire à la société. Le risque est le défi dont la société a besoin pour trouver ses repères. Une société sans risque serait une société sans objectif, une société morte."
paru dans le journal Le Monde (page 24) daté du 4 décembre 1998 sous la signature de Pierre Le Hir.